contemplation
L’intégralité de ce que nous percevons est possible car nous sommes transparents. L’iconographie en particulier donne une représentation métaphorique de la contemplation : ce qui est vu en premier plan n’est possible que par ce qu’il y a un arrière plan, le fond doré.
S’abandonner à ce fond doré, tendre vers cela, dans une innocence humble et tranquille est un geste de foi. Il y a inévitablement réponse vivante. Alors ... alors rendons les armes du croire savoir à l’absolu, connaissance désarmante du pas de l’instant.
La contemplation n’est pas un acte passif, c’est une mise en mouvement de la lumière de l’arrière plan, celle qui fait jaillir le monde apparaissant d’instant en instant, sans cesse renouvelé. De cela transfigure l’inachevé.
Contempler, entrer en contemplation, c’est devenir le fond du tableau, c’est laisser non pas plus grand que nous, mais nous dans notre nature originelle s’installer délicatement, c’est se laisser être l’amour vivant, pas celui issu de la pensée personnelle, mais cette caresse intime du coeur du feu qui embrase.
Toi l’ami,
souviens-toi …
ton corps ne pense pas
tes yeux ne contemplent pas
quoi en toi contemple en cet instant ?
Toi l’ami,
deviens un miroir étincelant au coeur simple.